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01 MISES EN CAUSE

Rétention administrative (CRA)

Vous ou un proche êtes placé en centre de rétention administrative (CRA) dans l'attente d'un éloignement du territoire. Le placement est décidé par le préfet et peut durer jusqu'à 90 jours. Le juge des libertés et de la détention (JLD) contrôle la régularité de la rétention dans les 48 heures. Maître Soum intervient en urgence pour défendre vos droits, contester la mesure d'éloignement et obtenir votre remise en liberté.

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Questions pratiques

Un centre de rétention administrative (CRA) est un lieu de privation de liberté dans lequel sont placés les étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement (obligation de quitter le territoire français, expulsion, interdiction de retour). Le placement est décidé par le préfet lorsque l'étranger ne peut pas quitter immédiatement le territoire. Il ne s'agit pas d'une mesure pénale mais d'une mesure administrative.

La durée initiale de la rétention est de 48 heures. Le juge des libertés et de la détention (JLD) peut prolonger la rétention pour une durée de 28 jours, puis de nouveau pour 30 jours supplémentaires dans certains cas. La durée maximale totale est de 90 jours. Chaque prolongation doit être justifiée et peut être contestée par l'avocat.

La personne retenue dispose de nombreux droits : le droit d'être assistée par un avocat, le droit de communiquer avec toute personne de son choix, le droit à un interprète, le droit à l'assistance médicale, le droit de contacter son consulat, le droit de demander l'asile. Ces droits doivent être notifiés dans une langue comprise par le retenu dès le placement en rétention.

Le placement en rétention peut être contesté devant le juge des libertés et de la détention (JLD) qui contrôle la régularité de la procédure et les conditions de la rétention. La mesure d'éloignement elle-même (OQTF, expulsion) peut être contestée devant le tribunal administratif. L'avocat peut soulever des irrégularités de procédure, l'atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale, ou des garanties de représentation justifiant une assignation à résidence.

L'avocat intervient devant le JLD pour demander la remise en liberté de la personne retenue. Il vérifie la régularité de la procédure (notification des droits, délais, conditions matérielles de rétention), soulève les moyens de droit pertinents et propose des garanties de représentation comme l'assignation à résidence. L'audience doit avoir lieu dans les 48 heures suivant le placement. La présence d'un avocat est déterminante pour obtenir la libération.