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01 MISES EN CAUSE

CRPC

Vous êtes convoqué pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Cette procédure de « plaider-coupable » implique une proposition de peine par le procureur, que vous pouvez accepter ou refuser. Maître Soum vous assiste pour analyser la proposition, négocier une peine adaptée et vous accompagner lors de l'audience d'homologation devant le juge.

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Questions pratiques

La CRPC, ou comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, est une procédure souvent qualifiée de « plaider-coupable à la française ». Prévue aux articles 495-7 et suivants du Code de procédure pénale, elle permet au procureur de la République de proposer une peine à une personne qui reconnaît les faits reprochés. Si la personne accepte, la peine est soumise à l'homologation d'un juge du siège, ce qui évite un procès devant le tribunal correctionnel.

La CRPC s'applique aux délits punis d'une peine d'amende ou d'emprisonnement d'une durée maximale de cinq ans. Elle est exclue pour les crimes, les délits de presse, les délits politiques et les homicides involontaires. En pratique, elle concerne fréquemment les infractions routières, les vols simples, les violences légères ou les infractions à la législation sur les stupéfiants.

Oui. Vous disposez d'un droit absolu de refuser la proposition de peine formulée par le procureur. Vous pouvez également demander un délai de réflexion de dix jours avant de vous prononcer. En cas de refus, l'affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour être jugée selon la procédure classique. L'aveu formulé lors de la CRPC ne peut alors pas être utilisé contre vous.

L'assistance d'un avocat est obligatoire en CRPC. L'avocat analyse le dossier et la proposition de peine, conseille son client sur l'opportunité d'accepter ou de refuser, peut négocier avec le procureur pour obtenir une peine plus adaptée, et assiste son client lors de l'audience d'homologation devant le juge. Son rôle est déterminant pour garantir que la peine proposée est proportionnée aux faits.

L'acceptation entraîne une condamnation inscrite au casier judiciaire, avec les mêmes effets qu'un jugement du tribunal correctionnel. La peine peut inclure de l'emprisonnement (avec ou sans sursis), une amende, un travail d'intérêt général ou des peines complémentaires comme la suspension du permis de conduire. L'ordonnance d'homologation peut faire l'objet d'un appel dans un délai de dix jours.