Mise en examen
Le juge d'instruction vous a notifié votre mise en examen sur le fondement d'indices graves ou concordants. Dès l'interrogatoire de première comparution, Maître Soum vous assiste pour protéger vos droits, contester les charges, et préparer votre défense face aux mesures de contrôle judiciaire ou de détention provisoire.
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Questions pratiques
La mise en examen est une décision du juge d'instruction qui considère qu'il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation d'une personne à la commission d'un crime ou d'un délit. Elle intervient lors d'un interrogatoire de première comparution au cours duquel la personne est informée des faits reprochés, de leur qualification juridique et de ses droits. La mise en examen ouvre la phase d'instruction durant laquelle l'avocat joue un rôle central dans la défense.
Le témoin assisté est une personne visée par une plainte, mise en cause par un témoin ou soupçonnée, mais contre laquelle il n'existe pas d'indices graves ou concordants. Contrairement au mis en examen, le témoin assisté ne peut pas être placé sous contrôle judiciaire ni en détention provisoire. Toutefois, il bénéficie de l'assistance d'un avocat et d'un accès au dossier. Le juge d'instruction peut à tout moment requalifier le statut de témoin assisté en mise en examen si de nouveaux éléments apparaissent.
La mise en examen entraîne plusieurs conséquences immédiates. La personne peut être placée sous contrôle judiciaire (interdiction de quitter le territoire, obligation de pointage, interdiction de contact avec certaines personnes) ou, dans les cas les plus graves, en détention provisoire. Le mis en examen est inscrit au fichier des personnes recherchées et peut voir certains de ses droits restreints. À l'issue de l'instruction, le juge peut prononcer un non-lieu, un renvoi devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises.
Le mis en examen dispose de droits fondamentaux : le droit à l'assistance d'un avocat à chaque étape de la procédure, le droit au silence lors des interrogatoires, l'accès intégral au dossier d'instruction par l'intermédiaire de son avocat, le droit de formuler des demandes d'actes (expertises, auditions de témoins, confrontations), le droit de déposer des requêtes en nullité et le droit de demander la mainlevée du contrôle judiciaire ou la mise en liberté en cas de détention provisoire.
La mise en examen peut être contestée de plusieurs manières. L'avocat peut déposer une requête en nullité devant la chambre de l'instruction si les conditions légales n'ont pas été respectées. Il peut également demander la requalification du statut en témoin assisté si les indices ne sont pas suffisamment graves ou concordants. En cours d'instruction, l'avocat peut formuler des demandes d'actes pour affaiblir les charges et, à l'issue de l'instruction, plaider le non-lieu devant le juge d'instruction.